Il n'a pas parlé à sa mère depuis vingt ans, à sa soeur depuis deux ans. Mais lorsque "Dieudo" s'affiche sur son iPhone, Alain Soral décroche. Et réciproquement. Le dimanche 12 janvier, dans une salle du XVe arrondissement de Marseille, où il tient une réunion publique au beau milieu de l'après-midi, Soral saisit son téléphone, le colle au micro qu'il serre dans sa main, et appelle, devant quelques centaines de partisans extatiques, l'humoriste qui faisait une sieste.