◐ Shell
reader mode source ↗
Aller au contenu
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
François Ecalle
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Président d'association (d)
Fipeco (d)
depuis le
Membre du Haut Conseil des finances publiques
-
Conseiller maître à la Cour des comptes
depuis
Conseiller référendaire à la Cour des comptes
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
DakarVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
FonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions

François Ecalle, né le à Dakar, est un haut fonctionnaire français spécialiste des finances publiques françaises. Il crée et développe Fipeco, un site web de référence dans le domaine.

François Ecalle naît le à Dakar[1]. Son père est médecin pour Air France[2].

Il suit sa scolarité au lycée Carnot à partir de 1971, au sein de la filière scientifique. Une fois le baccalauréat obtenu, il intègre une classe préparatoire scientifique au lycée Janson-de-Sailly[2].

Admis à l'École nationale des ponts et chaussées et à l'École centrale Paris, il choisit cette dernière, qui permettait d'étudier l'économie en dernière année[2]. Il effectue sa scolarité au sein de la promotion 1980, et fait son stage de fin d'études à la Banque de France sous la férule de Dominique Plihon[2]. Il suit en parallèle des cours d'économie à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, et obtient une licence d'économie en 1979[2].

En 1980, il est admis à l'Institut d'études politiques de Paris, où il suit le cours d'économie de Charles de Courson[2]. Il commence à enseigner en 1981[3],[4]. Il prépare durant sa deuxième année à Sciences Po le concours de l'École nationale d'administration (ENA), où il est admis en décembre 1981[2]. Il effectue sa scolarité au sein de la promotion Louise-Michel (1982-1984). Son stage préfectoral a lieu à la préfecture d'Indre-et-Loire[2]. Il sort de l'ENA classé 32e sur 46 dans la voie économique[2].

En 1992, il est envoyé par le ministère de l’Économie et des Finances à la Kennedy School of Government de l'université Harvard, avec Odile Renaud-Basso, pour étudier au sein du Program for Senior Management in Government, d'une durée d'un mois[2].

Parcours professionnel

[modifier | modifier le code]

À sa sortie de l'ENA, François Ecalle rejoint le ministère de l'Économie et des Finances (MINEFI) comme administrateur civil. Il intègre la Direction de la prévision[5], aujourd'hui intégrée au sein de la Direction générale du Trésor[2]. En 1988 et 1989, il est détaché au sein de la Cour des comptes, où il contrôle notamment la Banque de France[2].

En juillet 1990, sa mobilité achevée, François Ecalle retourne au MINEFI comme chef de bureau, au sein de la sous-direction de l’environnement international et des échanges extérieurs[2]. L'année suivante, il devient chef du bureau des échanges extérieurs, où il travaille sur la balance des paiements française[2].

En 1993, Ecalle devient chef du bureau des études fiscales, puis, quelques mois plus tard, sous-directeur des finances publiques, en remplacement de Philippe Trainar, qui avait rejoint le cabinet du Premier ministre[3]. En juin 1997, il décline la proposition de François Villeroy de Galhau de rejoindre le cabinet du ministre Dominique Strauss-Kahn ; Jean Pisani-Ferry est nommé à sa place[2].

En novembre 1997, Ecalle est nommé sous-directeur des études sectorielles. Jean-Luc Tavernier lui succède son précédent poste[2].

En 1999, il est nommé conseiller référendaire à la Cour des comptes[1]. Il se spécialise dans le contrôle d'administrations et d'entreprises publiques du secteur des transports, de l'équipement et de l'agriculture[2]. Il met principalement en œuvre un contrôle financier de la Banque de France[2].

Entre 2008 et 2015, il est rapporteur général du rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques de la Cour des comptes[3]. Il rejoint le Haut Conseil des finances publiques à sa création en 2012, et le quitte en 2015[2]. Il prend sa retraite en 2022[2].

Parcours associatif

[modifier | modifier le code]

François Ecalle commence un parcours associatif en janvier 2016, ayant obtenu sa mise en disponibilité de la Cour des comptes pour créer le site internet Fipeco, qui propose des analyses et des synthèses portant sur les finances publiques françaises. Une association est rapidement créée autour du projet et accueille une vingtaine d'experts du sujet. François Ecalle rédige ainsi chaque semaine des notes d'analyse qui sont notamment lues par les fonctionnaires du ministère de l'Économie et des Finances et de la Cour des comptes, les journalistes et les parlementaires. Dans le contexte du fort déficit public de la France, ses analyses sont largement reprises par les médias[3],[6].

Il est approché par plusieurs partis politiques, allant de La France insoumise au Rassemblement national, pour échanger sur le sujet des finances publiques. Il se déclare favorable à la réforme des retraites de 2023 et soutient une revalorisation annuelle des pensions de retraite inférieure à l'inflation[7]. Ses conseils sont par ailleurs sollicités en 2024 par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, ainsi que par de nombreux journalistes[8].

Distinctions

[modifier | modifier le code]

Décorations

[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur, nommé le [9].

Chevalier de l'ordre national du Mérite Chevalier de l'ordre national du Mérite, nommé le [10].

Publications

[modifier | modifier le code]

Il publie en 2005 Maîtriser les finances publiques ! Pourquoi, comment ? aux éditions Economica, préfacé par Raymond Barre, pour lequel il reçoit le prix Édouard-Bonnefous[3],[11].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 3 4 « Cour des comptes », Le Monde, (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 François Ecalle, Mécomptes publics: Conception et contrôle des politiques publiques depuis 1980, Odile Jacob, (ISBN 978-2-415-01164-2, lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 5 6 Philippine Robert, « François Ecalle, le geek des finances publiques », Le Point, (lire en ligne)
  4. 1 2 Charles Jaigu, « Finances publiques : François Ecalle, l’expert qui prédit la catastrophe », Le Figaro, (lire en ligne)
  5. Jean-Pierre Robin, « Jean-Pierre Robin: «Les leçons fiscales de “Maître Ecalle”, l’expert des comptes publics qui a l’oreille de Bercy» », le Figaro, (lire en ligne)
  6. David Bensoussan, « "Mécomptes publics" : François Ecalle, le moine soldat des finances publiques », Challenges, (lire en ligne)
  7. Sébastien Grob, « "J’échange avec des politiques de tous bords" : François Ecalle, le phare des finances publiques », Marianne, (lire en ligne)
  8. « François Ecalle, l’« influenceur » des finances publiques », ,
  9. « Décret du 14 novembre 2012 portant promotion et nomination », sur Légifrance,
  10. 1 2 Hélène Renard, « Le prix Édouard Bonnefous 2005 », Les Podcasts de l'Institut, (lire en ligne)
  11. « Palmarès des Prix et Médailles : Année 2021 », Académie des sciences morales et politiques, (lire en ligne)
  12. A. B., « Maîtriser les finances publiques : pourquoi, comment ? », La Revue administrative, vol. 59, no 349, , p. 109–109 (ISSN 0035-0672, lire en ligne, consulté le ).
  13. « Mécomptes publics par François Ecalle », France Inter, (lire en ligne)
  14. Philippine Robert, « Ce livre qui raconte les coulisses de la tragédie budgétaire », Le Point, (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]